Pourquoi finance l'astrophysique ?

décembre 2020

Docteur Becky (que je vous recommande par ailleurs) a fait une vidéo qui explique pourquoi il est intéressant de financer la recherche en astrophysique.

Elle y argumente surtout les retombées technologique. Je vais tenter d’expliquer pourquoi cette raison ne me semble pas convaincante.

Retombées technologiques

Docteur Becky explique trois retombées de la recherche en astrophysique : - le wifi - les caméras numériques - les technique d’analyse d’image

Il existe un univers parallèle dans lequel on n’a pas financé la recherche sur les trous noirs supermassifs, mais sur les foobars bleutés à la place. Dans cet univers, les gens expliquent qu’il était très pertinent de financer les foobars bleutés pour telle et telle retombées technologiques. Ils disent que dans les foobars bleutés, plein d’objets de la vie quotidienne n’existeraient pas.

Le fait qu’il faille faire de la recherche fondamentale pour pousser les limites de la technologie est correct. Par contre, il n’est pas correct de penser que pousser dans telle ou telle direction soit réellement nécessaire pour obtenir des nouvelles technologies.

Nous aurions pu construire un interféromètre gravitationnel dans l’espace au lieu du LCH. Bien malin qui pourra affirmer que les retombées technologiques de ce projet auraient été moindres.

Première conclusion

Il faut juger la pertinence d’un projet par ses retombées scientifiques directes, pas par ses retombées technologiques indirectes.

Bref, on peut arrêter la station spatiale internationale.

La science est un bon rapport amusement/prix

Divisons la quantité de divertissement grand public qu’a produit la sortie d’un livre comme une brève histoire du temps par le coût de la recherche qu’il a fallu mener pour produire les connaissances qui y sont exposées.

À mon avis la science a un très bon rapport amusement/prix pour la personne qui découvre. Et en plus ça ne démode pas : ça fait un siècle que les gens sont émerveillés par le gigantisme et l’exotisme des trous noirs. Je vous garanti que dans un million de siècles, il y aura encore des trous noirs et que leur métrique n’aura pas changé.